Au sein du Groupe Piovra, nous vivons une seule et même conviction : l’humain ne se sauve pas sans l’animal, et l’animal ne survit pas sans l’humain. C’est pourquoi nous soutenons trois associations — Ordre Phénix et le Boxing Club le Muy ainsi que l’ASPAG de Gigi en Guyane — non comme sponsors lointains, mais comme frères d’armes : leurs combats sont les nôtres, leurs victoires portent nos valeurs. Ces trois battements d’un même cœur battent grâce à vous, et nous vibrons pour elles.
Ordre Phénix : le phénix qui renaît de ses cendres

Imaginez un cercle de parole où un jeune, la gorge nouée, murmure enfin « j’ai besoin d’aide ». Ordre Phénix ne fait pas que parler : elle agit. Elle brise les chaînes de l’addiction par des réunions où l’on se regarde dans les yeux, où l’on pleure sans honte. Elle offre un soutien psychologique qui ne coûte rien à l’âme, mais tout à l’ego. Elle ouvre des portes professionnelles à tous — pas de CV parfait requis, juste une envie de se lever le matin. Et quand un refuge manque de place, elle lève des fonds, mobilise des maçons, des plombiers, des bénévoles… parfois, les boxeurs du Boxing Club le Muy, après l’entraînement, échangent leurs gants contre des truelles. Mais Ordre Phénix voit plus loin : elle rêve d’agrandir les murs des refuges pour y accueillir des humains à la rue, ces âmes errantes qui, en échange d’un toit chaud et d’un lit près des animaux, deviendront leurs futurs bénévoles. Un sans-abri qui dormait sous les étoiles soigne désormais les plaies d’un chat blessé ; une femme qui errait dans le froid nourrit les chiens avant de se nourrir elle-même. Le refuge n’est plus seulement un abri pour les bêtes : il devient un foyer partagé, où l’humain et l’animal se sauvent mutuellement, où chaque geste de soin est un bail de renaissance. Un chien abandonné, sorti de la fourrière grâce aux dons collectés, court entre les jambes d’un ancien bénéficiaire devenu maçon, langue pendante, comme pour dire : toi aussi, tu as une place.
Boxing Club le Muy : le ring où l’on apprend à se relever

Le lendemain, ce même jeune pousse la porte du Boxing Club Le Muy. Un coach — ancien boxeur, lui-même rescapé des rues — lui tend des gants. « Frappe ici, pas dans ta vie. »
Ce premier pas n’est pas anodin : il entre dans un sanctuaire où la sueur lave les regrets, où chaque crochet apprend la maîtrise de soi, où la douleur physique enseigne la résilience plus sûrement que mille discours. Ici, les corps se sculptent, mais ce sont les âmes qui se redressent : la peur devient audace, la colère devient force canalisée, le doute devient confiance forgée round après round.
Dans l’ombre du ring, un gosse qui dealait hier frappe un sac aujourd’hui ; ses poings, autrefois armes de rue, deviennent instruments de rédemption. Demain, il nourrit des chats rescapés avec la même main qui comptait des billets sales. Après-demain, il accompagne un nouvel arrivant à sa première réunion d’Ordre Phénix, devenant à son tour le coach des âmes perdues.
Le ring n’est pas un simple carré de cordes : c’est un autel de rédemption. Chaque round est une prière silencieuse, chaque coup encaissé une leçon d’humilité, chaque coup porté une libération. Le boxeur ne combat plus l’adversaire : il combat ses démons intérieurs, ses peurs, ses chaînes invisibles. Un jab devient un non à la fatalité. Un uppercut devient un oui à la vie. Un knock-out n’est plus une fin : c’est un début.
Trois mois plus tard, ce même jeune, torse bombé, construit un enclos pour un refuge financé par Ordre Phénix. Ses cicatrices ne sont plus des marques de honte : elles sont médailles de combat. Le ring n’est plus un lieu de violence : c’est un temple de renaissance, où chaque uppercut est un cri de liberté, chaque chute un prétexte à se relever plus fort. Le gong final n’annonce pas la fin du combat : il annonce le début d’une nouvelle vie.
ASPAG : Notre coup de cœur au-delà des frontières

Au-delà de nos engagements quotidiens, nous posons un regard ému sur une association qui nous a bouleversés.
L’ASPAG de Gigi, en Guyane, arrache chiens et chats à la misère la plus crue. Fondée en août 2018 par Gigi après la fermeture de la SPA locale, cette petite association de Matoury est devenue le dernier refuge dans un océan d’abandon. Sous la canopée lourde et verte, Gigi et sa poignée de bénévoles soignent des plaies ouvertes, remplissent des gamelles vides, stérilisent pour briser le cycle de la souffrance — une vie à la fois, un battement de cœur à la fois. Ils organisent des rapatriements vers la métropole : passeports, vaccins, un passager solidaire qui tient une cage sur ses genoux, et soudain un animal qui n’avait jamais connu la douceur vole vers une famille. Nous les avons personnellement rencontrés là-bas — et adopté deux chats retrouvés dans les poubelles, aujourd’hui lovés sur nos genoux, ronronnant comme si le monde avait toujours été doux. Chaque euro envoyé est une gamelle pleine, un vaccin, un billet vers une nouvelle vie — un espoir sous les tropiques qui donne une chance à des animaux condamnés, là où l’adoption locale reste rare face à l’immensité de la misère. Car la souffrance animale n’a pas de frontière, et chaque vie sauvée compte, même si elle traverse un océan. L’ASPAG de Gigi apporte des animaux déjà soignés, stérilisés, prêts à aimer — un pont de cœur entre deux continents, qui allège un fardeau que personne d’autre ne porte là-bas.
Deux mondes, une seule mission : sauver, élever, aimer.
Le Cercle de Renaissance : une spirale qui n’a pas de fin

Un chien adopté devient la mascotte du club, courant entre les cordes, langue pendante, comme pour dire : toi aussi, tu as ta place ici.
Un boxeur devient éducateur canin, apprenant aux plus jeunes à caresser au lieu de frapper.
Un bénévole devient recruteur, repérant dans les quartiers les âmes prêtes à entrer dans la danse.
Un mur monté devient un foyer.
Un uppercut devient une poignée de main.
Et pour les sportifs en quête de dépassement, l’envoyer sous la canopée de Guyane chez Gigi à l’aventure, entre jungle et bidonvilles — où l’air est lourd, difficilement respirable sous le climat étouffant, mais où chaque footing dans la boue forge l’âme, chaque souffle haletant un pas vers la renaissance. Là, il sauve un chat famélique à l’ASPAG, chaque gamelle remplie devient un coup de poing contre le désespoir.
Le cercle se referme. La boucle est bouclée.
Chez le Groupe Piovra, nous ne finançons pas des causes. Nous finançons des métamorphoses. Nous ne donnons pas de l’argent. Nous donnons du sens.
Parce que guérir un homme, c’est parfois lui confier un animal. Parce que sauver un animal, c’est parfois lui donner un humain à protéger.
À chaque projet que vous nous confiez, une larme se transforme en espoir, une cicatrice devient médaille, un cœur brisé se remet à battre — et le cercle de renaissance s’agrandit, comme un battement d’ailes de phénix qui soulève l’aube, jusqu’à ce qu’aucun regard, humain ou animal, ne reste plus dans l’ombre du ring.
